Archive pour octobre 2009

CARMEN

«Fenêtres sur Carmen » est une prolongation du travail réalisé par Périgot Sylvain dans la collection « Nuages de verre ».Passion, tragédie, combat, amour sont effectivement des thèmes que l’artiste plasticien a explorés ici dans ses peintures.

Suggérant le regard sans jamais exposer l’héroïne qui est l’envoûtante Carmen. L’héroïne est créée par Prosper Mérimée dans une nouvelle écrite en 1845 puis sublimée par Georges Bizet en 1875 dans le célèbre opéra.

Pourquoi Carmen? L’histoire de Carmen est celle d’une obsession. Comme le dit Emilio Sanz Soto, Carmen et Don José se dévorent pour le plaisir de se dévorer. Ce n’est pas la tragédie grecque qui cherche un salut ou une condamnation, c’est autre chose. Ici, seule la mort peut nous libérer du désir. C’est l’impossibilité de s’écarter du destin. Les dés sont jetés comme dans les contes orientaux.

Il est curieux que ce personnage si représentatif de l’Espagne, que les hommes aiment jusqu’à lui donner leur vie, soit une invention française. Or c’est bien de France et de la main de Mérimée et Bizet, qui a si profondément fouillé notre tempérament et nos coutumes, que nous vient Carmen. Engendrée par Mérimée, alimentée par la mémorable musique de Bizet, ces deux versions inséparables ont été la base de ce travail de plasticien d’instinctivisme.

Cette création picturale «Fenêtres sur Carmen » est une version soufflée et projetée. Le souffle, derrière le verre, est ici le personnage absolu .Qui dit souffle : dit rythme, musique, mouvement, parfums. L’intention a été de trouver dans les racines de l’instinctivisme l’émotion jusqu’au frontière du figuratif  .Un  tempo, de douze tableaux, trouve les éléments de cette Carmen et, pour cela se colore d’acrylique sans trahir pour autant l’ambiance de la belle partition de Bizet qui, au contraire donne le rythme au support. Le désir serait qu’à travers ses nuages, sans jamais la voir, on puisse décrire les caractéristiques de l’histoire de Carmen .Elle est célibataire, séductrice et sûre d’elle (« si tu ne m’aimes pas je t’aime et si je t’aime prends garde à toi « . Elle cherche à se faire remarquer

On entend, on devine Don José au travers de l’air  » Près des remparts de Séville » : Il est célibataire, timide et sûr de lui dans son amour. Pourtant Carmen lui donne rendez-vous près des remparts de Séville s’il la libère….

Devinons Escamillo par son air :  » Votre toast je peux vous le rendre » : Il est célibataire, vantard, séducteur, sûr de lui, séduisant et populaire. Son apparition est acclamée par la foule sous l’oeil de Carmen qui certes en  mourra.

Georges Bizet, fils de professeur de chant, entre au conservatoire enfant. Né le 5 octobre 1838 à Paris et décédé le 3 juin 1875 à Bougival, 3 mois après l’apparition de son oeuvre « Carmen ».

« Carmen » fut composée en 1874, apparut sur scène le 3 mars 1875 à l’Opéra-comique de Paris.

Aujourd’hui à Toulouse le plasticien instinctivisme Périgot Sylvain. Il réactualise instinctivement  l’émotion intérieure de cette histoire en douze tableaux, comme les heures du jour, on ressentira les titres suivants :

1) L’aventure .2) L’ambiance chaude .3) L’espoir .4) La séduction .5) Le jeu de l’amour.6) La trahison .7) Le « je t’aime » passionnel .8) L’arme qui tua .9) La prison .10) Le rêve envolé.11) Les bulles de sensualité .12) La mort dans l’âme.