Archive pour janvier 2010

CAHORS EXPOSITION Tous pareil et tous différent dans les Nuits d’amour

Tous pareil et tous différent

dans les Nuits d’amour.

Habitué au noir velouté chaud en fond, j’ai coloré, interprété « des nuits d’amour « sur glacis 20×20, j’ai ouvert, pour vous, des fenêtres lunaires peuplées de « Tous pareil et tous différent ».

Ces nuits, seul ou à deux, nous apportent du réconfort, des sentiments, de la force, et de l’espoir. Si je passe une nuit, seul, à dormir profondément, je rêve, je récupère, je phantasme dans le cosmos de la création. Ne pas pouvoir éradiquer les cauchemars, oublier la déprime? Comme penser au proverbe “un être manque et le monde est dépeuplé”, parce que personne ne vous réclame toutes les cinq minutes? Non, ce n’est point mon genre.

.Ecoutez, Il n’y a aucun bruit dans les chaudes nuits noir d’été apaisé.Seul viennent beaucoup de baisers sous la couette de Mélusine si rassurante, avec elle rêver, passer tout son temps, tout doucement, sur le bord d’un nuage blanc. Caressée des ailes du vent, elle aspire à consommer un magicien charmant.

Vous y être ? Le combat commence et le fait de ne plus avoir de couverture, ne plus avoir de place dans ce lit, batifoler, rire ensemble, vous fait jouir…………

Vous, vous réveillez heureux avec votre espoir d ‘une belle journée à vivre pleinement pour qu’elle revienne quotidiennement, à condition de retrouver entre, le noir velouté chaud du « Graal »…………………………..

Votre Mélusine, elle a déjà déserté le lit en se levant une heure avant vous pour ne pas s’offrir à la lumière du petit matin soleil. Petits égards qui rendent la cohabitation en couple essentielle à notre bien-être, et à cette sensation de bonheur issu de la nuit colorée sur fond noir grillon.

Jour, nuit, blanc, noir, soleil, lune : L’un devient rapidement la drogue de l’autre, et à deux, le couple forme un ensemble plus solide, plus fort, et totalement complémentaire en respectant les rythmes immuables de l’être.

Il vous manque déjà, vivement ce soir.

Sur la campagne endormie, le silence tombe fendu par un cri, ce n’est rien, un oiseau de la nuit, qui fuit, que c’est beau cette pénombre qui attend son tour, le ciel, le feu et l’ombre puis le noir de la nuit qui se glisse jusqu’à moi, sans bruit dans les glacis.

Une ou deux heures du matin, je tourne mes rêves sous le léger drap blanc qui m’enveloppe. Je suis parti dans le sommeil profond, la paix, le repos du guerrier armé caressant son sabre turgescent, reviendra t elle? .

Le combat engagé contre mon oreiller est âpre dans ses «Les Nuits blanches». Epuisé, enfin, je m’abandonne à l’inéluctable flottement dans le noir infini.

Comme Dick van Dyke au bras de Julie Andrews dans une danse époustouflante, empreinte du bonheur de l’enfance, chantonnent « Supercalifragilisticexpialidocious » en s’envolant, moi je flotte dans l’infini.

Rêver de toiles, rejouer la gamme des couleurs d’acrylique en musique pour les lier à ce courant « instinctiviste » dont je fais parti.

L’organisation de cette exposition « cadurcienne » m’emporte comme la célèbre « Mary Poppin’ s avec son parapluie et ses créations »

Sitôt de mes rêves un souvenir précis me revient, plus vrai celui la, au fur et à mesure que je m’en approche.

Nouvelle rencontre dans les rendez-vous volés aux rues de mon enfance, qui est cet homme et cette femme que leur sensibilité commune rapproche, mes parents? Deux cœurs solitaires s’ouvrent l’un à l’autre dans cette douceur du soir d’été au pays des souvenirs d’enfance, ils me sourient. Une parenthèse d’amour la bas très loin dans le fond de ma mémoire : oui ! Mon père m’offrit le jour de mes sept ans, un agneau tout blanc.

Doux, comme lui, mon premier compagnon, le premier protégé, le premier animal de l’enfance je le baptise comme mon cousin « Bibi » .Pensez l’inattendu ! Un agneau ! Cette tendresse, l’innocence, la douceur et l’amour, surtout, à partager ! L’agneau Pascal, sortit des fables de La fontaine, loin des moutons de panurge, dans mes nuits d’insomnie je suis pas seul, je n’ai qu’un mouton à compter, c’est lui.

De ces jours d’enfance bénis, je me revois avec ce nouvel ami. Nous apprîmes vite à nous connaître et à s’apprécier, à s’aimer. Je piaffais d’impatience à l’école et n’avait de cesse de retrouver son cher compagnon. Sitôt dès que je revenais à la maison, je m’empressais de le détacher et jouait avec lui.

De fait, « Bibi » me suivait partout. Entrait dans la maison où il logeait comme un chien. On entendait sur les carreaux de grés cliqueter les petits sabots de  » Bibi » il me suivait jusque dans la grande salle à manger de la maison. Attendant posément que j’eu terminé mon repas ou mes devoirs. Il me suivait, collait à mes talons son trottinement allègre et demeurait auprès de moi tendre et fidèle tandis que je vaquais à mes occupations. Celle-ci achevées, tous deux regagnons la campagne bucolique, immense jardin d’Eden, à la sortie du village et les jeux de gambades et cabrioles reprenaient, même qu’une fois d’un coup de tête il me projeta en fin de jour dans le ruisseau faisant rire tous mes amis, trempé j’en ri encore plus fort, temps béni de l’enfance et de l’innocence partagée !

Une grande céramiste d’art « Marie-B » a capté tous les frères de « Bibi », j’ai accroché autour de ses œuvres des « nuits d’amour » pour vos rêves, souhaitant partager en cette première quinzaine du mois de décembre 2009 chez David, au « Carré d’Art » 46 Rue Pelegry 46000Cahors. WWWcarre-d’art.fr tel06.77.81.99.97

Où je vous donne rendez-vous.

perigot sylvain
perigot sylvain