Archive pour mars 2010

2010 SARRANT

Du 26 juillet au 01 aout 2010

Vernissage le 30 juillet 2010 14h
l’instincivisme à Sarrant

« Chapelle de la pitié »

Place des platanes – Sarrant – 32000 

 sarrant

3 Artistes Plasticiens Instinctivistes

Fabienne Lagravére, Bernard Château et Sylvain Périgot exposent leurs oeuvres

Fabienne Lagravére - Bernard CHÂTEAU - Sylvain PERIGOT

« L’Instinctivisme n’est ni dans le choix des sujets ,ni dans la vérité exacte ,manière de sentir vers et avec des horizons nouveaux ,à

la fois dans l’espace et le temps .La passion ,l’effusion lyrique fondent le surnaturel de l’instinctivisme. »

Bernard Château (Créateur du courant)

Téléchargez le dossier de presse format pdf  >>>    SARRANTISSIME.pdf

Le village de Sarrant http://www.sarrant.com/

Regard de Sylvain Perigot – Plasticien

 Je pénètre dans les lieux accueillis agréablement par une villageoise qui m’en vante d’entrée l’ambiance conviviale.

 Entre les étagères des habitués échangent des commentaires d’une voix douce et feutrée sur leurs sujets de lecture favoris devant une consommation, thé ou café ?

Il est évident qu’aucun d’eux ne troquerait ce moment magique de communion pour la littérature, impossible à vivre dans un rayon sans âme de supermarché de la culture de l’hyperconsommation, ni évidemment seul face à son écran sur un site Internet branché.

 Ici on peut toucher humer, déguster, savourer la culture, se l’approprier, la critiquer, la vanter, l’échanger. Les maîtres des lieux sont des passionnés avisés qui vous entraînent dans leur amour des mots.

Dame Catherine et Maître Didier officient déjà depuis dix lustres dans ce havre et leur installation a révolutionné la vie du village en y faisant exploser la culture liée à la douceur de vivre.

Après avoir affronté les  années difficiles de la réhabilitation des lieux, après s’être frotté à la rude réalité des problèmes techniques et financiers pour aller vers un enjeu aléatoire, leur projet a pu enfin voir le jour concrètement.

 Une victoire pour ces urbains qui se félicitent à juste titre d’avoir pu trouver l’épanouissement dans une vie culturelle, nouvelle vie où ils peuvent offrir autant qu’ils reçoivent auprès de la population de ce magnifique village qui a su reconnaître en eux les opportunités d’un développement culturel propice à sa vitalité.

 La passion du livre a été le moteur de ce pari réussi au sein d’un village. S’armant du désir de retrouver le savoir-faire du métier de libraire et de se le ré approprier. Connaître les moyens de satisfaire le visiteur, suggérer et le guider dans son choix vers une gourmandise ……..intellectuelle.

Ici, le contact personnalisé avec le public reste l’unique façon de rendre

L’esprit épanoui et naturellement respecté.

Le noyau dur d’une demande existe ici aussi, face à la concurrence quasi déloyale d’Internet et des idées formatées de la société « bien pensante » de consommation mondialiste formatée de niaiserie.

  

Gestion impitoyable.

  

Parler aussi des best-sellers médiatisés aux ventes assurées, la librairie rurale table en qualité sur un réseau plus raffinée dans l’écoute de la demande. Un gage d’efficacité, de travail rentable en cultivent le jardin des lettres. Une forte personnalité est affirmée par un courant politique clairement affiché.

 Dixit: «Sur commande on répond toujours, c’est possible de prendre le temps d’organiser, d’informer, de réfléchir au mieux. Nous répondons, sans refus opposé au client dans la mesure du possible…Nul n’est infaillible »

Catherine et Didier ont ouvert ce lieu en ruine il y a une décennie pour le meilleur en tartine et bons livres et pour le pire en saine fatigue (par leur enthousiasme ils oublient les heures de travail lourd de gestion).

A ce jour, la petite entreprise prospère au point qu’elle continue d’émerveiller, de séduire, dans ce local restauré bien intégré dans le beau village gascon de SARRANT.

 Création faite pour accueillir des auteurs, des éditeurs, des artistes de tous poils, des aventuriers, des groupies, mais aussi, des habitants du village, et des groupes scolaires en pouvant proposer de savoureuses collations.

 « Être au fait de la création des talents disponibles est essentiel. C’est un travail de longue haleine mais qui porte ses fruits que l’on partage volontiers aujourd’hui. »Dit Fabienne une habituée.

 Un contact suivi avec le monde extérieur, sans replis, au premier étage du bâtiment une salle d’exposition temporaire est ouverte aux artistes coup de cœur des hôtes.

 « Le bâtiment a comme axe « le passant » le recevoir et l’écouter, s’il veut parler ou respecter ses silences, s’il veut regarder, simplement lire des romans, étudier, consulter, acheter des ouvrages. Souvent les livres viennent se jeter dans vos mains comme de gros chats qui ronronnent car une partie importante de ses rencontres est spontanée »

Même de passage, un badaud sera surpris de ne pas être accueilli en touriste mais en lecteur.

 «La présence d’une librairie en milieu rural est idéale pour se désintoxiquer de la pollution des villes. Des rencontres d’érudits reçus en plein cœur d’un village peuvent surprendre  Alors qu’ailleurs, il faut parfois compter dans ses rêves pour trouver l’émotion d’échanges. »Dixit des clientes anglaises…

 Deux mondes : Librairie et Tartinerie travaillent ainsi de concert, dans un but aussi gourmand que pédagogique. Mais la finalité reste toujours…….. la lecture, pour le plaisir comme pour le savoir.

Les libraires habituelles sont toujours liées par une logique de rivalité et de concurrence. Mais à Sarrant les sept Muses sont toutes accueillies : En effet, grâce à leurs choix artistiques éclectiques, Catherine et Didier laissent la porte ouverte aux artistes. Ainsi des sujets variés, musique, peinture, sculpture, graphisme, etc. peuvent être mis à l’honneur en permanence.

L’expression d’échange bourdonne ici été comme hiver

Des conférences, des préparations de salons, des expressions de toutes sortes sur la condition humaine sont autant de discussions d’actualité.

Il s’y passe aussi des rencontres confidentielles (d’auteurs et même de maisons d’édition). Cette organisation relève d’un stimulant défi au quotidien.

« Nous conjuguons les attentes du public à nos lectures personnelles que l’on aimerait faire connaître, pour partager nos passions» explique Didier.

Voir des lettres jusqu’au plafond

Ainsi, des coups de cœur inattendus fleurissent parfois comme j’ai vécu en tant que plasticien, une commande formulée ainsi par Catherine :

 » Comment ferais tu rejoindre l’écriture et la peinture? »

Beau rêve d’un mariage annoncé : certains défis sont inévitables. Je me suis régalé, de tartines bien sur, mais surtout de créer une installation flatteuse pour un plasticien en devenir …….

Sur 26 toiles, poser les lettres de l’alphabet sur un prisme « d’arc-en-ciel Gersois » puis loger le tout dans la plénitude de ce lieu magique : voilà j’avais trouvé !

Ce fut sans difficulté que l’œuvre s’imposa. En évidence des lettres noires « instinctivement « sur des fonds couleur de prisme bercent des livres à contre-courant des « majors » de l’édition…

Depuis lors sous ces 26 toiles, d’autres rencontres littéraires et artistiques se sont succédées. D’autres viendront encore pour des dizaines d’années, parler et chanter la vie, en ce lieu symbole de la culture et du plaisir définitivement enraciné dans la vie du village.

Merci, de tout cela, à Dame Catherine et Maître Didier: vous savez au fil des ans partager vos passions, montrer votre savoir-faire.

Car ici vit un vrai métier de libraire, Mais aussi se concoctent des tartines succulentes qui rendent la vie belle aux gourmets.

L’heure de lire mérite le détour pour se poser là, en Gers à Sarrant . Lecture pour le plaisir et le savoir, sachez que cette librairie a voix au chapitre……………

Prenez en gré.

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SYLVAIN PERIGOT PLASTICIEN…..01.02.2010